Anima Exhalare - Eths.mp3

Anima Exhalare - Eths.mp3
[00:00.00] 作曲 : Bihl Stép...
[00:00.00] 作曲 : Bihl Stéphane/Candice Clot/Rouviere Gregory
[00:07.45]J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
[00:20.55]Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers moi.
[00:30.98]Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.
[00:41.35]Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air.
[00:48.85]Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atone, et me lance "maintenant ou jamais".
[00:59.75]Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.
[01:10.55]Doux moment, douce maman...
[01:13.95]Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
[01:27.05]Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
[01:33.85]Chaque soir l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
[01:41.05]Le temps, son œuvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
[01:54.45]Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix, voilà ce qu'il me reste de toi, une lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
[02:18.05]Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
[02:37.45]Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue ces doux accords dissonants de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
[02:54.65]Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
[03:02.55]Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir.
[03:15.55]L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.
[03:27.05]Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
[03:33.45]Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
[03:45.35]En grandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.
[03:59.05]Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
[04:18.05]Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque.
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