[00:23.77]Qu’attends-tu, mon frère, fleuri de vieillesse,[00:30.93]Tout alourdi des chimères du monde?[00:37.05]Tes rires sont épuisés, et tes sourires,[00:43.79]Ont une teinte décisive de noyade.[00:49.03]Qu’attends-tu, dans la chute des espoirs?[00:54.85]Toi qui des soleils voulait connaitre les brûlures,[01:00.67]Des anges peser le fardeau,[01:06.51]Des larmes entendre les moindres fracas.[01:12.43]Toi qui croyait pouvoir extirper de la terre[01:18.47]Les filons d’or qui strient les robes du ciel.[01:24.31]Toi qui croyait que ton cœur, par les naufrages,[01:30.15]Pourrait se jeter du haut des lunes[01:36.03]Jusque dans les aubes grandissantes,[01:41.87]Échappant à tous les vertiges.[01:47.79]Qu’attends-tu… Le temps de ne plus y croire?[01:53.67]Alors, tombe, ton amour est sans fin,[01:59.75]Vers les étoiles qui te semblent les plus belles.[02:05.59]Toi, qui n’a plus peur du vide, maintenant,[02:11.47]Qui a embrassé les douleurs et les déluges,[02:17.39]Tu sais qu’il n’y aura jamais assez d’ombres[02:23.23]Même dans les réservoirs d’abîmes.[02:29.07]Toi, qui regarde ton âme s’enflammer,[02:34.95]De l’étincelle d’une tendresse infinie[02:40.83]Qui rattache chaque battement de cœur[02:46.71]Comme des arcs de lumières,[02:52.55]Qui fait, dans les mots parsemés d’abandon,[02:58.43]Naître des univers immenses…[03:04.27]Alors tombe, qu’attends-tu?