[00:31.511]Les squelettes dans mon placard[00:34.975]Jouent à la roulette russe avec les fusils de nos colères[00:41.127]Vieux, rouillés et dangereux[00:49.909]Je les entends hurler comme des damnés[01:17.151]À travers des portes honteuses[01:23.445]L'animosité d'un amour éteint[01:29.261]Entre les mâchoires tandis que mes mains[01:34.277]Déjà trop vieilles pour être les miennes[01:41.331]Se fatiguent sur les serrures[01:47.802]Les vestiges de ceux qui sont passés avant moi[01:54.203]Sont les moulures de ce meuble hermétique et imperméable[02:01.403]Aux gémissements et aux implorations des vivants[02:11.635]Aux gémissements et aux implorations des vivants[02:24.203]Il faut pourtant ouvrir[02:30.125]Ouvrir ces portes et laisser vivre[02:41.623]Les squelettes[02:53.312]Et trouver la sérénité d'une âme[03:02.835]Apaisée des fantômes du passé[03:08.874]Qui hantent son chemin, sa maison et son sommeil[03:21.178]N'ai-je pas été suffisamment bon[03:31.370]Pour mériter pareil tourment?[03:38.765]Pour voir mes mains devenir squelettes[03:46.584]Et ma fiancée un pâle souvenir d'une jeunesse gâchée[03:55.213]Mon corps est un squelette[03:59.684]Mon corps est un placard[04:04.788]Mon corps est un fusil[04:09.844]Mon corps